Ne Ratez Pas de Lire
Home / LES ACCORDS COMMERCIAUX / Les préférences commerciales d’Haïti peuvent attirer des investissements

Les préférences commerciales d’Haïti peuvent attirer des investissements

Haïti jouit de préférences commerciales de plusieurs grands marchés qu’elle devrait mettre en avant pour attirer des investissements directs étrangers. Récemment, les membres de l’Association des Chambres de commerce américaines, d’Amérique latine et des Caraïbes (AACCLA) ont été surpris de savoir qu’Haïti est le seul pays qui peut exporter sans droits de douane vers les États-Unis et la Suisse, vers le Canada aussi, sauf les volailles, les œufs et les produits laitiers. Les pays de l’Union européenne sont ouverts aux produits haïtiens, à l’exception des boissons alcoolisées, les armes et munitions.

haiti open for businessDurant cette réunion tenue à Port-au-Prince du 15 au 17 juin 2007, le coordonnateur du Bureau de coordination et de suivi des accords Caricom/OMC/ZLEA, Chenet St-Vil, tenait à faire savoir aux membres des différentes délégations en visite en Haïti que le pays, en dépit des facteurs limitatifs, a une porte d’entrée aux différents marchés occidentaux. Une façon de les inviter à saisir les opportunités en terre haïtienne.

La Caricom sans Haïti n’a que 8 millions d’habitants, avec Haïti elle en totalise 18 millions. Ce que Chenet St-Vil appelle une « population flottante » de 25 millions d’habitants de cet espace, ce sont les touristes, les croisiéristes et les gens qui font le va-et-vient dans les pays membres. « Les Haïtiens ne devraient pas avoir peur de la Caricom, nous n’avons rien à perdre. Au contraire, nous devons nous armer des moyens pour fournir à manger aux dizaines de touristes qui visitent la zone », a affirmé le coordonnateur du BACOZ.

Haïti a un stock d’investissements de 1,2 milliard de dollars. Hormis le Programme PetroCaribe, la dette externe haïtienne ne dépasse pas 1 milliard de dollars et le PIB per capita est d’environ 1000 dollars. De son côté, la République dominicaine, avec ses 10 millions d’habitants, a un stock d’investissements directs étrangers de 30 milliards de dollars. Sa dette externe est de 18 milliards de dollars et son PIB per capita est de 6 000 dollars.

En ce qui concerne la Jamaïque, un petit territoire de 11 000 km2, avec ses 3 millions d’habitants, elle a un stock d’investissements de 18 milliards de dollars, sa dette externe totalise 14 milliards et son produit per capita vaut 7500 dollars. « Certains croient que les investissements peuvent aider à réduire les troubles sociaux. « Imaginez un instant que le pays dispose de 100 entreprises de la taille de la compagnie Digicel », a indiqué Chenet St-Vil.

L’insalubrité et l’insécurité ne seraient plus mises en avant dans la presse internationale quand de gros investissements étrangers sont en jeu. Haïti serait défendue non plus seulement par des Haïtiens, mais aussi par les représentants de grands groupes d’investissements de l’étranger. Telles sont les explications du coordonnateur du BACOZ, qui rappelle que le commerce international n’est plus uniquement réservé aux marchandises. Il faut prendre en compte les services, les télécommunications, la construction, etc.

Cet accès aux marchés en franchise de droits et sans contingentement (DFQF en anglais) pour un PMA comme Haïti est issu de la sixième conférence ministérielle de l’OMC qui a eu lieu à Hong Kong, Chine, du 13 au 18 décembre 2005. Les décisions sont suivies par celles prises à la neuvième conférence ministérielle qui a eu lieu à Bali (Indonésie) du 3 au 7 décembre 2013. Les ministres ont adopté le «paquet de Bali», un ensemble de décisions destinées à simplifier le commerce, à offrir aux pays en développement davantage d’options pour assurer la sécurité alimentaire, à stimuler les échanges des pays les moins avancés et, plus généralement, à favoriser le développement. Haïti a des préférences commerciale avec la Norvège, le Japon…

« L’implication du pays dans la dynamique de l’intégration régionale est d’une importance capitale. Nous avons intérêt à maintenir cette dynamique pour attirer le maximum d’investissements directs étrangers, a conclu Chenet St-Vil, qui y voit le moyen pour créer des emplois décents et sortir le pays de son marasme.
Source = http://lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/146350/Les-preferences-commerciales-dHaiti-peuvent-attirer-des-investissements

 

About bacoz

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*