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Haïti au Sein de la Caricom : Aucune Menace

Haïti doit renforcer sa capacité de production et appliquer les normes sanitaires pour pouvoir exporter dans la région et profiter ainsi des échanges commerciaux, indique le coordonnateur général du Bureau de coordination et de suivi des accords Caricom/OMC/ZLEA (Bacoz), Chenet St-Vil.

caricum haitiMembre à part entière de la Caricom depuis 2002, Haïti – qui vient d’accueillir le 24e sommet annuel – cherche encore sa réelle intégration au sein de la communauté caribéenne. Problèmes de circulation des biens et des personnes, obstacles linguistiques…Si certains secteurs se font du souci pour ces difficultés, d’autres estiment que la réelle intégration du pays, notamment en termes d’échanges commerciaux, constitue une menace pour la production agricole du pays. Chenet St-Vil ne partage pas cet avis.

« Selon moi, il n’y a pas de menace évidente. Des pays dont la superficie est comprise entre 103 et 750 kilomètres carrés ne peuvent pas représenter une menace pour le secteur agricole haïtien », avance le coordonnateur du Bacoz.

Il nuance : la production ne suffit pas. « Nous devons renforcer notre capacité de production, car il faut produire pour exporter », souligne M. St-Vil dans un entretien avec le journal.

En réponse à ceux qui pourraient se demander ce que la région offre comme marché qui susciterait l’intérêt d’Haïti à s’y intégrer, le coordonnateur attire l’attention sur une réalité : une grande partie de l’économie de beaucoup de pays de la région est basée sur le tourisme. Selon des chiffres de l’Organisation mondiale du tourisme (OMC), les pays de la région accueillent environ 25 millions de touristes par année.

Face à un tel constat, Chenet St-Vil estime qu’Haïti a intérêt à renforcer ses capacités de produire certains biens que ces pays n’ont pas la capacité de produire. « L’artisanat représente un marché certain pour nous », analyse le coordonnateur du Bacoz.

L’obstacle : la circulation des biens et des personnes. « C’est un problème certain et sérieux », reconnaît Chenet St-Vil. Et ce n’est pas un problème, affirme-t-il, qui va être résolu du jour au lendemain. « C’est tout un processus. Nous devons continuer à travailler pour faire voir Haïti autrement. »

« Par rapport au niveau de développement d’Haïti, la taille de la population, certains pays de la région ont tendance à voir Haïti comme une menace en termes de migration massive », fait remarquer M. St-Vil dont l’objectif est de déplacer l’opinion publique haïtienne sur le fait que les accords commerciaux ne sont pas uniquement des échanges de marchandises.

Selon lui, les échanges de services, les partages d’expériences dans des domaines clés, dont le tourisme, représentent beaucoup plus un intérêt pour Haïti.

Source= http://lenouvelliste.com/

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