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Haïti, Caricom et les règles d’origine

La route qui mène à l’intégration régionale est longue. Cette intégration pleine et entière nécessite un ensemble d’étapes à franchir et des institutions à mettre en place pour jouir des avantages de la communauté.

Dr Alrich Nicolas

Dr Alrich Nicolas, régisseur du Programme d’appui à la mise en place du marché et de l’économie uniques de la Caraïbe (CSME)

Dans le cas de la Caricom, les étapes sont nombreuses. Une des composantes concerne les efforts à consentir pour le marché commun et l’économie unique de la zone. Il n’est pas certain qu’Haïti soit à jour. Les secteurs privé et public ont chacun sa contribution à apporter dans cet édifice. Dans ce marché commun qui se met en place, les règles d’origine ont un rôle de premier plan à jouer dans le contexte du commerce international actuel.

« Concernant les règles d’origine, nous pouvons dire qu’elles constituent un élément central dans la mise en œuvre des instruments de politique commerciale. La maîtrise de ces règles représente un atout sérieux dans la mise en œuvre des stratégies de politique commerciale et d’intégration économique », a expliqué le régisseur du Programme d’appui à la mise en place du marché et de l’économie uniques de la Caraïbe (CSME), le Dr Alrich Nicolas. Il s’est vite rendu compte que l’acquisition de la pleine maîtrise des règles d’origine est devenue cependant très difficile à cause de l’énorme intensification des échanges et la diversité des accords commerciaux, et surtout de la grande mutation des processus de fabrication des biens et services.

En effet, dit le régisseur Alrich Nicolas, les biens et les services sont aujourd’hui de moins en moins imputables à un territoire ou à un seul lieu de production. La conséquence en est que la maîtrise des règles d’origine réclame aujourd’hui des compétences qui doivent être renouvelées en permanence si un pays veut réussir son intégration économique tant sur le plan régional que sur le plan international. « Les règles d’origine sont aussi un instrument efficace de défense commerciale, en ce sens qu’elles permettent de contrecarrer les pratiques déloyales, anticoncurrentielles dont Haïti peut être victime. »

« Je ne peux manquer de réitérer ici les opportunités et défis liés aux accords commerciaux internationaux, qui représentent le cadre des échanges commerciaux. C’est une matière cruciale, tant les besoins couverts par le commerce font que quasiment aucun secteur de l’activité humaine n’échappe aux ramifications commerciales », a fait remarquer Chenet St-Vil, coordonnateur du bureau de la coordination et de suivi des accords de la Caricom, de l’OMC et de la ZLEA (BACOZ).

Le coordonnateur du BACOZ estime que la mondialisation, ainsi que son corollaire des schémas de préférence, rend encore plus importante l’adoption de règles concernant l’origine des produits en circulation. En effet, dit Chenet St-Vil, depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1994, le cadre multilatéral a permis d’arriver à l’édiction d’un ensemble de règles consignées dans un accord. « D’un autre côté, les pays se sont engagés dans divers schémas commerciaux préférentiels qui charrient également des règles d’origine. Il convient donc de les appréhender toutes, dans leur diversité et pluralité, aussi bien dans une perspective théorique que sur le plan pratique. »

Haïti fait partie du système commercial international contemporain tant sur le plan multilatéral que sur le plan régional, rappelle Chenet St-Vil en soulignant que le pays est membre de l’OMC depuis janvier 1996. « En 2002, ce fut l’occasion d’intégrer la Caricom. Il a signé l’accord de partenariat économique entre le Cariforum et l’Union européenne en 2009. Mais il reste à embrasser ces processus de manière pleine et consciencieuse, au bénéfice des citoyens et des entreprises », a-t-il encore rappelé, le jeudi 13 août 2015, à l’ouverture d’une séance de formation de deux jours (13 et 14 août 2015).

Pour sa part, Sparte Odera, représentant de l’ordonnateur national, Charles Jean-Jacques, constate que le gouvernement et ainsi que les acteurs de la vie économique nationale sont conscients de l’urgente nécessité de redynamiser la production nationale comme élément moteur du développement du pays. Nonobstant ce fait, dit-il, l’adjonction concomitante du secteur des services aidera à maximiser la création d’emplois durables et la création de richesses pour une croissance économique apte à favoriser l’amélioration, de la qualité de vie de notre population.
« Pour parvenir à l’amélioration nous devons prendre en compte la réalité des échanges commerciaux du XXIe siècle.

Étant à l’ère de la globalisation et de la constitution des blocs commerciaux, notre pays se doit de se mettre au diapason afin d’intégrer le marché régional de la Caraïbe », a déclaré Sparte Odera. Ce dernier vante le support financier de l’Union européenne au programme d’appui à la mise en place du CSME et souhaite l’actualisation et l’harmonisation du cadre légal actuel.

Source = http://lenouvelliste.com/

 

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