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Faut-il-justifier l’importance de la Caricom du CSME

Sam

SAM Beausoleil Conseiller Technique BACOZ

A ceux qui croient que l’espace Caricom est ouvert à la libre circulation de personnes, il faut comprendre que ce regroupement régional croit en la libre circulation de la main-d’œuvre qualifiée entre ses Etats-membres. Encore et toujours, des institutions doivent homologuer les diplômes d’Haïtiens qui souhaitent travailler dans cet espace caribéen, et vice versa au nom de l’intégration. C’est en substance la réponse qu’a donnée Beausoleil Sam, conseiller technique au Bureau de coordination et de suivi des accords Caricom/OMC /ZLEA (BACOZ).

Mais à ceux qui demandent de justifier l’utilité de la Caricom et quel est l’intérêt d’Haïti au sein de cette organisation, Sam s’est fait philosophe pour demander : que seraient des Etats de petite taille comme la Barbade s’ils ne pouvaient prendre la parole à l’Organisation des Etats américains au nom d’Haïti ? Dans le même registre, le coordonnateur du BACOZ, Chenet St-Vil, se demande pourquoi nous avons peur des territoires, dont huit au sein de la Caricom font moins de 650 km2. A titre de comparaison, il rappelle que La Gonâve fait environ 690 km2. Il s’interroge longuement sur l’origine de cette peur bleue des Haïtiens face aux membres de la Caricom.

Comme pour rappeler le chemin parcouru par le pays dans ses efforts pour s’intégrer pleinement au sein de la Caricom, Beausoleil Sam a fait savoir qu’ « Haïti a déjà réalisé des actions importantes dans le processus de mise en œuvre du Marché commun et de l’Economie unique de la Caricom (CSME) tel que le relèvement du tarif douanier pour environ mille lignes tarifaires dans le cadre de la loi de finances 2009-2010.

Egalement, il faut compter sur l’approbation du Parlement quant aux modifications à apporter au Code douanier (voté par le Parlement mais non encore publié dans le Moniteur) qui incorpore la détermination de la valeur en douane des marchandises conforme aux règles de l’Organisation mondiale du commerce; la signature de l’Accord intergouvernemental établissant le CROSQ (organisme caribéen chargé des normes et qualités) ; la mise en place par le ministère du Commerce et de l’Industrie d’un Bureau de normalisation…

Intervenant, jeudi, à Kaliko Beach, au premier jour du séminaire sur les règles d’origine, Beausoleil Sam a souligné que le Programme CSME financé par l’Union européenne est une contribution aux efforts visant à embrayer le processus d’actualisation multisectorielle. Ces efforts doivent permettre à Haïti de combler une partie de ses déficits accumulés dans le processus d’adoption des normes du CSME. En particulier, ce qui a trait au cadre légal et à la connaissance des enjeux, des défis, et des opportunités dans le CSME.

Selon Beausoleil Sam, depuis l’entrée en vigueur du CSME en 2006, le commerce des marchandises demeure nettement plus développé que celui des services au sein de ce marché. Cette situation traduit le peu de développement enregistré au niveau des mises en place qui sous-tendent le commerce des services (libre circulation, droit d’établissement et transport).

« L’économie unique, qui prévoit en outre la coordination des politiques économiques et commerciales, l’intégration des marchés de capitaux, la mise en cohérence des politiques sectorielles et l’harmonisation des lois et règlements, devrait, selon le calendrier initial, être achevée, à l’horizon 2015. On peut se rendre compte, notamment en Haïti, que bien des retards se sont accumulés », lit-on dans un document de Beausoleil Sam qui présente la Caricom.

A l’exception des Bahamas et de Montserrat (territoire britannique d’outre-mer), les 13 autres membres de la Caricom qui ont signé le Traité de Chaguaramas révisé font partie du CSME. De plus, le traité a été incorporé dans les législations internes de ces pays. Pour ce qui concerne Haïti, on constate que le processus de mise en œuvre du CSME est lent durant la période de 25 ans.
L’adhésion au Traité de Chaguaramas révisé en 2003 et la ratification par le Parlement haïtien des deux instruments en mai 2002 et en novembre 2003 ont prouvé la volonté du pays d’intensifier sa stratégie d’intégration régionale. Cette implication d’Haïti dans les programmes d’intégration régionale va de pair avec la libéralisation commerciale du pays.

Source: http://lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/148636/Faut-il-justifier-limportance-de-la-Caricom-du-CSME

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